{*°*Lettre A Une Amie*°*}

{*°*Lettre A Une Amie*°*}
J'ai mal de toi qui me voit me délecter du noir d'une faille, perspective dans un rail.
J
'ai mal de toi qui me voit mes yeux, lentement, mouvement presque langoureux, se fermer sur la vie, notre vie, la vie de la notre.
J'
ai mal de toi, amie, de tous ces longs textes que je n'ai pas écris.
De toi qui me voit sans cesse vomir ces instants de couleur et de vie, de toi qui voudrait que le papillon s'envole une bonne fois pour toutes.
Toi qui
ne croit pas en mon aérialité, adrénalité, mort d'un rêve-réalité, surrénalité, pour toujours alité.
C'est l'hé
roïne.
A
s-tu vu la chute, longue sous forme d'une envolée. Seras-tu là, dans mes milliers d'années/secondes, sur la piste d'atterrissage?
Toi qui voit aux jours ces rails qui ne sont pas là pour me guider, toi qui restera toujours sur le quai d'un train qui me berce jusqu'aux aubes loin loin qui ne signifient rien.
T
oi qui me voit lancée en sacrifice aux crocs carnassiers du manque, mon petit corps en pâture aux tremblements
Toi ma belle qui me tient la main pour que je tombe plus doucement, que je meure licatement.
A
petit feu, tu les vois toutes s'éteindre, ces flammes qui te fascinaient alors.
Oh
, je le sais, que tu n'es pas dupe, aucun crédit accordé, agitation surfaite, tissée de mort aux fils cassés surtout quand je ne peux plus parler.
Ça fai
t si longtemps, n'est-ce pas, que quelque chose s'est cassé en moi?
T
u me l'as dit une seule fois...
Qua
nd j'étais encore capable de comprendre avec les yeux, de sentir avec les mains et d'entendre en dansant.
Tu m'as vue
ballerine en tutu, échouée sur une plage sans nom, quand mes rêves m'ont rejetée à la mer.
Tu vo
is bien que c'est aussi un peu de ça que je me venge, en respirant à plein nez un néant un peu acide mais dénué de toute beauté.
Tu vois b
ien que mon âme ne s'ouvre plus sur les mêmes espoirs, que le futur n'est plus accessible.
Tu vois tant de choses que je ne peux te rendre que par une présence absente/vacillante, stupéfiant slalom vers le bas de la pente, s'étendre dans la neige, toutes nuances de blanc, évidemment.
Je sui
s désolée que peut-être à ma déchéance tu ait fini par t'habituer, je voudrais répondre au téléphone plus souvent. Je voudrais rire intensément. T'écouter attentivement, sans cette paroi de verre glacée entre mes yeux et quoi? la réalité?
Je v
oudrais croire encore, mes forces sans résonance, juste te dire merci. A toi qui..
Merci
.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 07:37

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 06:08

{*°* Damian C. *°*}

{*°* Damian C. *°*}


Tu m'as tuée.
Ne ferme pas tes yeux, je la veux!
Cette putain de voiture qui a tremblé de nos émotions, nous nous croyons si forts n'est-ce pas? Putain tu m'as laissée tomber pour embrasser ton immortalité. Tu la voulais dans mes yeux hein? Salaud!
Te quitter à jamais, à jamais de l'essence, de la promesse originelle, à jamais l'énergie d'un désespoir perdu ou juste égaré quelque part.
Maintenant c'est trop tard, tu m'appartiens pour toujours tu sais? Dans l'incandescence de ton éternité sans gout.
Est-ce que les gens, de l'autre côté de l'autoroute, ont ralenti pour regarder?
Est-ce que c'est de nos saveurs que tu t'es noyé en dernier?
Capturer ce qui ne sera jamais que rêve. Pour moi d'ignorance, m'as-tu laissée, quelle substance?
Qu'est-ce que tes yeux ont fixé? Alors que mes mains étaient endormies, si loin.
Alors que mon coeur battait un requiem silencieux, que tu n'est même pas venu effleurer une dernière fois.
C'est là dessus que tu t'es rangé. Est-ce que ça a ressemblé à un opéra rouge et sang? Noir, du vent. Rien, encore?
Il est midi tu sais,
Je voudrais remonter un temps auquel je ne crois pas. Je suis forcée de le dire, tu sais, que ça devait arriver comme ça. Au non d'un putain de continuum, est-ce que tu as écouté notre chanson?
Je tremble encore souvent tu sais, quand mes yeux s'ouvrent sur la nuit d'un cauchemar blanc.
Tu croyais que ce serait joli et propre?
Est-ce que les médecins ont plaisanté dans l'ambulance en arrivant?
Est-ce qu'ils étaient vraiment pressés?
A genoux dans la nuit, la lumière grésillante des néons dans une extase lourde de non-sens, pour prier putain!
Je ne saurais jamais, tu sais, mais ton sang coulera dans mes veines jusqu'à la fin de nos temps.
Ce sont des larmes, celles-là, je sais.
Je voudrais aussi écrire un joli texte en pensant à toi mais je n'y arrive pas. Tu entends ça, salaud, immergée dans ces abandon, comme du sang, une musique triste que nous chantions ensemble, je voudrais prendre l'avion.
Errer dans un aéroport et mesurer la température de la mort. L'exil me ramène toujours au même point, non retour, non départ. Déportés, ce ne sont que les cahotements du train. Je ne suis que moi, un présent imposant, je ne suis même plus en manque de toi.
Est-ce que tu as pensé à moi?
Hein?
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# Posté le samedi 20 septembre 2008 07:07

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 05:55

{*°* "Un Papillon, Maman" *°*}

{*°* "Un Papillon, Maman" *°*}


Chanter à tue te un psaume sans paroles, hurler ces mains qui deviennent des araignées lorsque notre sang brun cesse de couler!
Ou est
le point d'exclamation sur ce putain de clavier? Où est la joie ici, hein, dis moi, lorsque j'écris?
Qu
and finirons-nous par nous reconnaitre? Les miroirs auront peut-être déjà tour dos leur lumière alors qu'il sera trop tard!
C'est une saloperie de litanie ce trop tard, visage sans consistance s'incline vers des avenirs ô jours meilleurs, avenirs en bas de l'adret, tourné vers le coté lénifiant de la montagne sans tête. Et si encore, ce n'était/naissait que ça... Le cauchemar n'accouchera jamais, mare de sang et marre de temps, du cancer, parfum sucré, sillage de mort, qui se délecte de... moi
Moi?

Qu'en reste-t-il encore qui puisse coller aux guenilles de ce mot impérieux? N'est-ce ni un adjectif ni une engeance réelle. Céphalées douloureuses, la fièvres me roule par terre, vulgaire poussière.
I
l me faut encore de la poudre de lune.
De
l'une, qui s'est échappée, de loin en loin, reflet au loin, reflet nulle part, réflexion faite, l'une mortelle, l'urne et ces cendre, poussière de l'une.
Le
nez au vent, le nez dedans.
Quoi?
Ne me
dis pas, maman, que tu ne comprendras pas encore une fois l'envergure de ce mensonges. Aux milles ailes déployées direction, Anvers, direction, Mensonge, direction, Plaisir qui en fut essentiel sans en être plus un... Ou l'Une, peut-être, détraquée par les autres d'ici.
Dét
raquée, maman, oserais-tu encore me regarder sans tes yeux mauves, fauves, lovées dans la viscosité sans âme d'une inconscience. Inconsistance, maman, et rien n'y restera!
Oh oui, m
aman, je te le promets, tout ce qui maintenant mange mon esprit finira tôt ou tard par venir te réveiller au milieu de la nuit!
Apprendras
-tu alors?
Com
prendras-tu alors?
Que le
s époques n'étaient qu'un ciel désert où je ne pouvais me retrouver, parmi cent mille diamants que sont les étoiles, maman, les époques mourraient autour de moi, oh, tant d'humains et leurs putain d'erreurs maman, je crois que c'est une lettre à Toi.
Jamais écrite sous le coup de la fin/faim, jamais affamée comme une bête tengeante, avanceant lourdement vers un envol meilleur. Jamais écrite sous le coup de la voix/voie qui s'élevait en passant hors de moi par des tâches de brume/brune sur le parquet.
Tu n
'as jamais vu mes larmes s'écraser sur le carrelage? Tu n'as jamais vu mon sang dans l'eau du nettoyage, maman?
Je
te parle maman!
Pou
rquoi ne m'écoutes-tu pas?
Il n'y
a pas de masculinité dans cette phrase, j'aime une, l'Une, tout y est émasculé, rien ne vit et rien ne vient, tout y stagne langoureusement, maman. Tu es en sûreté ici.
S'il te pla
it, confie moi le pourquoi d'un f½tus dans nos ventres, ici et moi, maman, même si ce n'est pas de toi, explique moi pourquoi l'embryon meurt à chaque fois.
Dis moi
, maman, ce qui m'enchaîne à la mort, pourquoi mon ventre est sec et le désert abrutissant, pourquoi ma tête tombe, mais pas vers l'avant, pourquoi les mains ne sentent déjà plus rien, maman.
Plu
s de sentiments.
N'y
étais-je pas moi aussi, au commencement du monde? Là où se dessina la tragédie de notre rien, la mort certaine de ces dessins dans le sable qu'on a jamais voulu photographier.
Pourquo
i?
É
phémère, me disais-tu maman, tout devait y être, tout devait en être, tellement de fois et jusqu'à perdre son/ses sens. Je suis un papillon maintenant, maman, je m'envole de mille couleurs vers un ciel dont tu n'as pas idée. Aussi éphémère qu'un papillon, maman, c'est ce qui devrait être joli n'est-ce pas?
Maman...

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# Posté le samedi 20 septembre 2008 06:40

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 06:03

{*°*VaCaNcEs*°*}

{*°*VaCaNcEs*°*}
+++Voila enfin une première photo, souvenir de vacances (on est le 25 Semptembre, ça fait que 10jours non?) et la suite arrive!+++


Neuf heures du matin, devant le pc avec le soleil qui pointe juste quelques rayons dans la pièce. Plaisir de vivre les portes ouvertes, pieds nus dans le jardin. Plaisir de l'herbe humide, un frisson, toutes ces saveurs de se lever tôt. Et la mer à quelques pas d'ici, si bien qu'on peut entendre les vagues, leur va-et-vien qui s'échoue d'un rythme rassurant. Le sel et l'iode, la puissance éternelle, l'énergie... et je suis tellement cul-cul dans mes textes aujourd'hui :D
Mais ça fait du bien de savourer la vie autrement, même si c'est le dernier jour de vacances, putain je crois que je vais venir habiter au sud un de ces jours moi, ça manque tellement le soleil à Bruxelles!
Tout ça pour dire, je vais aller chercher les croissants, première levée ça faisait longtemps que ça m'était plus arrivé... c'est vraiment agréable de se réveiller tôt sans avoir perdu la moitié de la journée à roupiller! En plus je recommence à rêver la nuit et ça c'est vraiment chouette!
Bon, je m'égare un peu là non? :D

Petit article comme ça mais les PHOTOS DE VACANCES viendront bientôt, cette après-midi peut-être! Je sais que mes NOMBREUX FANS (euh, non?) n'attendent que ça! 'faut dire que j'ai commencé ce blog un peu comme une occupation pour les jours de boulot qui - mois d'août oblige - manquaient complètement de choses à faire: pas de clients, pas de lettres ou factures à envoyer, pas de nouveaux dossiers à classer etc etc... Là, comme je suis en vacances, et comme je ne suis pas encore devenue une vraie geekette, que j'ai pas Internet chez moi et pleiiin d'autres choses à faire, naturellement j'ai négligé ce blog. Mais je reste à ma première idée, je voudrais y mettre de jolis textes et des photos artistiques (genre^^) plutôt que de faire une ode à ma popularité où chaque article est un compte rendu du nombre d'amis qui gravitent autour de moi ou encore une démonstration de comment je passe des soirées trop cool etc :p

Je vais arrêter mon blabla, ce serait une bonne idée non? :D

Profiter du soleil.
Plaisir de vivre au présent.
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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 03:42

Modifié le jeudi 25 septembre 2008 05:35

{*°*ViVaNtE*°*}

{*°*ViVaNtE*°*}
Je suis vivante putain de merde! Vivante! Je pourrais me sentir abattue, le manque, oui, j'ai froid, oui, je tremble, oui, je transpire. Mes yeux coulent mais ce n'est pas de tristesse, oh non!

Je suis vivante, vivante, je sens poindre en dessous de l'abrutissement léger constant, quotidienne nape de brume/brune entre moi et quoi? Le reste du monde, oh, tous ces mondes qui sont là, soudain à portée de main! Vivante!

Je ne veux pas perdre cela, je ne veux pas un jour, recroquevillée par terre, dans un coin ou dans des chiottes, les mains, danse entrecoupée de spasmes, crispées sur une seringue, sur un alu qui ne reflèterait même plus la lumière... Je ne veux pas pleurer pour de vrai, pour de manque, pour de douleur lancinante dans mes jambes. Et le ventre...

Vivante merde! Evidemment je sais qu'il y a encore de cette saloperie quelque part entre mon sein et ma prise, entre ici présent passant et les wc publiques, entre être vivante et la mort à nouveau goûlument consommée. Consumée.

Alors je profite!
J'ai dis
ça quand j'ai eu mes trous de mémoire, j'ai dis ça quand j'ai fait la densitométrie, je dis ça tous les jours.
Mais p
utain, c'est ça le chemin non?

Elles ont des noms qu'elles ne méritent pas! Je ne serai pas bossue de vous, je ne serai pas cette vieille si vieille qu'elle a oublié même la saveur du temps qui passe, la carresse de la vie.
Non.

Vivante.

Je suis forte si je lui résiste à elle, à sa fausse chaleur, réelle nécessité maintenant que ça ne me fait plus rien, plus que le désir irrationnel, se détester soi-même d'ouvrir ses bras, encore et encore.

Je suis si forte de vouloir encore reculer le moment. Et que ce ne soit pas pour le désir de la récompense, non! C'est pour me lover dans la soie douce, le manque de désir! L'absence de manque, de désir d'absence!

Ne pas vouloir jusqu'au moment où il faut! Ne pas vouloir et se laisser porter par cette vague de mieux, je touche du bout des doigts qui j'étais avant. Je suis vivante.

Vivante.

Et c'est bon!




Petits délires persos d'une droguée en manque :) Désolé pour l'image j'ai trouvé que ça sur le moment, encore une fois je mettrai bientôt des photos que j'aurai faites moi-même!
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# Posté le vendredi 22 août 2008 05:51

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 07:26